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Test des plugins VSCO Film Pack 4

Test des plugins VSCO Film Pack 4

VSCO (Visual Supply Co) est le pack de plugins LightRoom dont tout le monde parle depuis quelques temps déjà. La société s’est mis en tête d’émuler précisément, dans LightRoom, le rendu des films argentiques classiques.

Plus que la nostalgie des pellicules d’antan (!), c’est la qualité des rendus, et la possibilité de travailler plus rapidement sur des lots de photos qui m’a poussé à tester ces “presets”. On trouve aujourd’hui 5 packs, dont le numéro “4” consacré aux films diapos que j’utilise ici. On y trouve 11 films émulés, dont la légendaire Fuji Velvia 50 ou encore la Kodak E200.

Installation et prise en main

Contrairement à des plug ins comme Nik Software, les VSCO Film Packs sont des “presets” (préréglages) qui s’installent directement dans LightRoom. Pas donnés à 119$ le pack (nous y reviendrons!), ils sont protégés par une clé d’installation.

Une fois sur votre ordinateur, on accède directement aux préréglages VSCO depuis le module de développement. Ainsi, contrairement à des plug-ins externes, on peut travailler par lots avec une grande efficacité puisqu’il suffira de copier / coller les réglages d’une image (ndlr: oui, Nik Software permet également de traiter des photos par lot, mais cela passe par une conversion des clichés, et moins de flexibilité en cas de retouche ultérieure).

Module de développement de LightRoom 5 avec, à gauche, les différent films VSCO sous forme de préréglages. Dernières neiges à Bryce Canyon, printemps 2013. Photo au Fuji X-Pro 1 et objectif 60mm.

 Les films et leurs variations, accessibles depuis le panneau de préréglages de LightRoom.

Les films et leurs variations, accessibles depuis le panneau de préréglages de LightRoom.

La longue liste de préréglages fait tout de suite comprendre le vrai travail fait par VSCO sur ses filtres. Afin d’être le plus fidèles possible au rendu argentique émulé, les filtres VSCO sont calibrés pour chaque marque / modèle de boitier numérique. Si vous utilisez un réflex Nikon, ou bien un hybride Fuji, vous disposerez ainsi de sets spécifiques de filtres, car différentes marques / modèles d’appareils photos n’ont pas le même rendu colorimétrique. Bien entendu, pour bénéficier au mieux de ces filtres, il faudra travailler en RAW, puisque l’optimisation par boitier se fait directement au niveau du moteur de développement RAW de LightRoom. Au-delà de l’argument de fidélité à l’original argentique, les plugins VSCO devraient permettre d’aligner le rendu colorimétrique de plusieurs boitiers, si par exemple vous couvrez un événement avec 2 marques d’appareils photo différentes.

Une fois la marque de votre appareil choisie, on constate que chaque film dispose de plusieurs variations, codifiées avec des suffixes comme “-”, “--”, “+”, “++”, ou encore “portrait”, “warm”, etc. Le filtre de base correspond à l’émulation fidèle du film choisi, par exemple Fuji Velvia 100F. Les versions “-” et “+” forcent ou au contraire atténue le rendu, tandis que les autres variations jouent sur la dominante colorimétrique.

Chaque filtre modifie les réglages des différents modules de développement LightRoom, des briques de base à celles plus avancées de couleur et contraste.

Un autre dossier d’effets, nommé “Toolbox”, permet ensuite d’affiner les effets du filtre retenu, comme par exemple pour déboucher les ombres, enlever ou renforcer le grain, etc. Contrairement aux apparences, cette “toolbox” est souvent plus subtile que ne le font penser les noms des effets. Par exemple le débouchage des ombres ne se contente pas de pousser les curseurs “Ombres” et “Noirs” de LightRoom.

Il serait tentant de penser que les filtres VSCO remplacent tout le travail de développement du photographe. C’est une option possible, mais si vous désirez réellement avoir un rendu qui corresponde à vos attentes, il faut considérer VSCO comme une base de travail (déjà bien aboutie!).

En images

Le pack VSCO Film 4 émule les films diapositives, dont les légendaires Velvia. Amateurs de couleurs "pétantes", ce pack est fait pour vous! Le rendu prononcé servira des prises de vues graphiques, tandis que les différents rendus des verts / bleus peuvent être utiles pour expérimenter plusieurs options dans la prise de vue de paysages. Le rendu est certes marqué, mais ne sombre pas dans l'excès ou le faux vintage à la Instagram.

Ci-dessous les différents rendus appliqués sur une même photo, y compris le rendu original RAW issu de LightRoom. Pavillon d'Or (Kinkaku-ji) à Kyoto. Photo prise au Fuji X-Pro 1.

Ce que j’en pense

 Le "Toolkit" qui permet d'affiner les images après applications d'un film. Pour déboucher les ombres ou enlever le grain par exemple, sans jouer avec les curseurs de LightRoom.

Le "Toolkit" qui permet d'affiner les images après applications d'un film. Pour déboucher les ombres ou enlever le grain par exemple, sans jouer avec les curseurs de LightRoom.

Avec ses Film Packs, VSCO propose réellement des filtres de qualité. Si l’objectif annoncé est d’émuler fidèlement des pellicules argentiques, j’avoue que je n’ai pas une nostalgie particulière d’un film qui me pousse à le retrouver “à tout prix” en numérique (je désactive d’ailleurs systématiquement le grain des filtres).

En revanche, dans la mesure où le rendu par défaut des fichiers RAW est souvent assez plat, les filtres VSCO me permettent d’expérimenter rapidement plusieurs rendus colorimétriques différents pour mes images, puis de travailler rapidement mes séries. Cela me permet de ne passer du temps que sur les quelques images qui se détachent réellement dans une série, tout en post traitant par lot cette dernière.

De ce point de vue, VSCO est un vrai gain de temps pour moi, à tel point que j’ai acheté (oui, avec des sous :) un second pack. Pour autant, on ne peut omettre le prix élevé de ces filtres. A 30$, ils serait facile de les recommander. A 120$ (souvent moins en promo, mais tout de même autour de 90$), il s’agit quasiment du prix d’une license complète LightRoom, qui représente à lui seul une trousse à outil complète! A moins que vous n’ayez une affection particulière pour des films argentiques, je pense donc que ces filtres VSCO sont avant tout destinés à ceux qui traitent un grand nombre de photos, ou bien à ceux qui peuvent les monétiser. Dans le cadre d’un reportage, ou d’un mariage par exemple, je pense que leur achat est plus que justifié.

Les VSCO Film Packs représentent certainement ce qui se fait de mieux aujourd’hui en terme de “presets”... à un prix qui reflète bien le travail fait par l’éditeur. Pour passionnés. Mais n’est-ce pas là la définition de la photo? :-)

Jean-François - DigitLife Magazine

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