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J’ai testé myApollo

J’ai testé myApollo

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Lassés que vos données personnelles soient surveillées et partagées par la NSA ou les géants du web ?  

Un nouveau réseau social venu du Canada pourrait très bientôt se faire une place en France et parmi vos favoris, avec pour marque de fabrique, le respect de la vie privée de ses utilisateurs. On ne parle pas ici d'anonymat, et de ses potentielles dérives, mais bien de protection des données personnelles.

L’affaire Prism et les scandales à répétition n’ont fait que confirmer ce qu’on savait déjà. Sans être aussi flagrante, l’utilisation d’informations privées passe souvent par la publicité ciblée et d’autres pratiques tout aussi insidieuses.

    Harrvey Medcalf, CEO de Arroware Industries

 Harrvey Medcalf, CEO de Arroware Industries

Pour Harvey Medcalf, PDG de Arroware Industries, cela n’a rien d’inéluctable.  Son entreprise vient de lancer un réseau social privé, qui se présente comme une alternative sûre et respectueuse de ses utilisateurs. « Nous proposons une solution basée sur un tout nouveau modèle » explique-t-il. « Aujourd’hui les gens fuient massivement les réseaux sociaux conventionnels, principalement par crainte pour leurs données personnelles. myApollo est une application pour les personnes et les professionnels qui veulent rester connectés sans que l’on menace leur confidentialité ».

L'originalité de myApollo réside dans le cryptage automatique, avec trois niveaux de chiffrement, des données des utilisateurs. Et ce afin d'empêcher l'espionnage ou la récupération des messages ou des fichiers. Notons également que les données des membres ne transitent jamais par les serveurs de myApollo, la connection entre deux profils s'effectuant d'individu à individu, en reprenant la technique du "peer to peer". "Aucune information personnelle ne peut fuiter, affirme Arroware sur la plateforme, puisque nous n’y avons pas accès : même en cas de décision de justice, nous ne pourrons fournir aucun renseignement sur nos adhérents".

Le principal souci de Arroware Industrie, c’est son business model. Ne souhaitant pas polluer son interface, la start-up a choisi de ne pas intégrer de publicités. L’inscription étant gratuite, cela pose la question des revenus. Comment myApollo pourra-t-il tenir sans faire de bénéfices. Harvey Medcalf songe à breveter le système de peer-to-peer mis au point par son équipe. Cette méthode permettrait non seulement d’assurer des revenus mais aussi d’éviter que les concurrents se réclament de ce modèle sans pouvoir l’attester.

Disponible sur iOS et Android, myApollo a pour ambition de s’étendre. D’abord à d’autres systèmes d’exploitation, ensuite au monde. 

L’objectif à long terme est d’être disponible dans tous les pays du globe et d’offrir ainsi à tous une alternative. Mais dans l’immédiat, Harvey Medcalf souhaite atteindre le million d’utilisateurs. « Ce n’est pas une course au chiffre : le nombre d’utilisateurs ne nous rapporte rien puisque nous n’avons aucun revenu publicitaire. Le million est symbolique. Cela signifiera que nous sommes parvenus à aider un million de personnes. Les gens ont besoin de réaliser que le modèle actuel des réseaux sociaux les exploitent : il y aura toujours une différence entre ce que Facebook fait et ce que les utilisateurs veulent réellement ».

myApollo se présente comme un réseau social classique. L’utilisateur s’inscrit et crée son profil. Un fil d’actu permet de connaître les dernières nouvelles de ses contacts, permettant de partager des posts, des photos ou tout type de contenu interactif. Il est d’ailleurs possible de mettre en ligne des albums photo. On peut « aimer » les publications de ses amis, en leur attribuant un « smile » plutôt qu’un « like ». On y trouve même une application de messagerie, afin de pouvoir discuter en temps réel.

Après cette (certes trop) longue présentation et avant de passer aux tests (oui j’ai du m’y coller et ce ne fut pas une mince affaire !) j’aimerais faire quelques retours en arrière car certains points me semblent suffisamment discutables pour revenir dessus.

Tout d’abord commençons par cette phobie PRISMesque de la NSA. Dites moi combien d’entre nous avons des données tellement importantes à protéger pour s’en inquiéter ?

Cette levée de boucliers d’utilisateurs indignés me fait doucement rigoler. Je m’adresse donc aux utilisateurs de Facebook pour ne citer qu’eux, qui parmi vous a déjà lu la charte en son entier avant de s’inscrire ?

Je vous invite donc à la consulter dans le calme, vous constaterez ensuite qu’il y a déjà longtemps que vos données personnelles sont archivées, utilisées, diffusées, et parfois vendues.

Ensuite quand ce cher Harvey nous parle « d’une solution basée sur un tout nouveau modèle » je tiens à rappeler aux plus anciens d’entre nous que la discussion en P2P existe depuis le 13 mai 2002 grâce à un gars nommé Merkur qui n'était pas satisfait du client eDonkey2000 original et était convaincu qu'il pourrait faire mieux. C'est ce qu'il fit en créant avec son équipe le logiciel « eMule ». Bref myApollo ne fait que reprendre et adapter à la sauce réseau social ce principe.  Par contre et là il faut le souligner, le vrai bon point c’est le « no pub », ça c’est cool, par contre penser à vouloir gagner de l’argent avec le brevet, je reste pour le coup un tantinet dubitatif…

Le petit truc qui me fait tiquer quand même se trouve au cœur de cette phrase, je cite : « même en cas de décision de justice, nous ne pourrons fournir aucun renseignement sur nos adhérents ». La société Arroware Industries aurait-elle déjà envisagé que son système ouvrait en grand la porte à toutes sortes de dérives d’utilisations ?

Passons maintenant aux tests, j’ai donc téléchargé l’apps directement sur le Play Store Android.

Je passe rapidement sur les modalités d’inscription qui sont simples, faciles et efficaces : nom, prénom, mail point barre.

Sur ma tablette Acer Iconia A810 l’interface apparait  sobre, trop peut-être, mais avec l’avantage indéniable de pouvoir l’utiliser en se passant de mode d’emploi. A chacun son avis sur la question, moi j’ai hâte d’avoir une TL comme celle représentée sur la photo !

Il ne me restait plus qu’à trouver quelques cobayes. J’ai donc fait du racolage dans mon carnet de contacts Facebook (encore lui !) en visant principalement des photographes (Vrai ou Faux pas de discrimination).

Pourquoi des photographes ? Simplement parce que ce sont les premiers à hurler à la mort dès qu’on leur chipe une image, alors vous pensez bien qu’ils auraient dû être intéressés par cette plateforme coffre fort où exposer leurs précieuses œuvres en toute sécurité.

Rapidement apparaît un premier bug, l’accroche des contacts fonctionne quand elle le veut bien, j’ai sur ce premier temps perdu un bon tiers de mes volontaires qui de guerre lasse en ont eu rapidement marre.

Le second bug constaté est agaçant, ce cher myApollo se déconnecte tout seul et à tout moment, alors il faut se reconnecter régulièrement, c’est lassant au possible et j’ai vu encore se réduire d’un second tiers le nombre de mes hamsters.

Avec le reste de ma troupe, on a papoté, déconné, partagé des images, bref tout comme sur l’autre réseau déjà cité plus haut… mais tout ça sur des tablettes et des smartphones, ce n’est pas vraiment le top pour diffuser de la photo.

Pour mémoire « myApollo est une application pour les professionnels qui veulent rester connectés sans que l’on menace leur confidentialité », mais quel en est l’intérêt si l’on perd toute visibilité commerciale, j’avoue humblement ne pas savoir...

Bref, mes derniers fidèles Apollowers sont finalement retournés là où on pouvait leur piquer sereinement leurs images et ainsi pouvoir continuer à râler, car somme toute cela est bien plus flatteur pour leur égo que de devenir totalement invisible à la face du monde.

Alors pour quel public est faite cette plateforme sociale ? Je pense immédiatement aux MILKs et leurs photos de bébés, aux amants transis amateurs de sextos et autres photos "érotiques", et qui sait peut être à Edward Snowden ?

[Sources: www.linformaticien.com/ www.presse-citron.net/ www.rfi.fr/]

 

 


 



 

 

 

 

 

 

 

 

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