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[EXPO] Quand Salagado nous remet à notre place

[EXPO] Quand Salagado nous remet à notre place

Connu pour ses clichés mettant en scène les hommes de peu, le talentueux photographe brésilien Sebastiao Salagado écrit cette fois ci ce qu'il appelle lui même "une lettre d'amour à la planète".

On connaissait ses photos de travailleurs dans les mines d'or brésiliennes, on connaissait ses clichés de carcasses de bateaux prêtes à être démontées dans le sud de l'Inde ; avec à chaque fois, cette même humanité, ce même regard curieux et rempli de bienveillance sur ceux qui (encore une majorité) sont dans la souffrance et la dureté d'une vie passée à travailler.

 

Cette fois-ci, c'est à la planète que Sebastiao Salgado consacre son travail, ou plutôt aux milieux inhospitaliers de la Terre, où l'homme n'occupe pas la première place. Le Nord, le grand froid canadien, l'Afrique, ou encore l'Amazonie. Dans les photos présentées ici à Rome, la nature est omniprésente, elle encercle un homme réduit à sa place, toute petite. Obligé de survivre et de développer des stratégies savantes et rusées pour ne pas céder la place. Magistrales photos noir et blanc glanées au fil des huit années passées à parcourir le monde. Comme celle de cet homme perdu dans des fougères géantes, dont on ne découvre la silhouette qu'en observant dans le détail l'image pleine et détaillée. 

 

Salgado nous interroge sur notre place.

Comment ne pas s'interroger en effet quand on découvre cette colonie d'albatros ou de pingouins : plus de 800 000 sur un même cliché, sur un bout de roche. Sommes-nous si sûrs de notre force ? L'exposition de Rome a le mérite de déstabiliser devant tant de beauté. Mais ici pas de fascination. La nature impressionne, dérange, nous secoue. Une patte d'iguane en gros plan, des milliers d'yeux d'alligators pris dans la nuit, nous rappellent que nous sommes aussi une espèce parmi d'autres.

Alaska. USA. 2009. © Sebastião Salgado

Un noir et blanc pour réinterpréter le monde.

On redécouvre les vallées, les montagnes, les canyons américains qui prennent ici un nouveau visage avec ce noir et blanc sublime. Une rivière devient une ligne de fracture, on perd les échelles devant ces paysages vides et magnifiés à l'approche d'un orage,où la poussière de la terre et les fines gouttes de pluies se mélangent pour faire un tableau de dégradés de gris. On est loin d'un regard à la Yann Arthus Bertrand et ses formes vues d'hélicoptères. On observe la monde à hauteur de photographe. A voir donc, dès que l'exposition passera par chez vous, à Paris ou ailleurs.

Iguane des Galapados - Sebastião Salgado © Genesis Series, 2004

Maison Européenne de la Photographie (MEP), Paris, France, du 25 septembre 2013 au 5 janvier 2014. Un livre édité par TASCHEN accompagne l'exposition relié, avec 17 pages dépliantes, 24,3 x 35,5 cm, 520 pages € 49,99

Sebastiao Salgado. Génésis.
By Sebastiao Salgado, Leila Wanick Salgado

550 millions de photos postées par jour…

Les fondamentaux de l'optique - Jost J. Marchesi chez Eyrolles.